La gestion des espaces protégés au regard de la loi Biodiversité

La gestion des espaces protégés au regard de la loi Biodiversité

Biotope - Décembre 2016

Selon les possibilités que permet la loi Biodiversité récemment votée, les entreprises du génie écologique revendiquent la possibilité de prendre en main la gestion d’espaces naturels protégés.

En effet, les espaces protégés français de type réglementaires (parcs nationaux, réserves naturelles, arrêtés de protection de biotope, sites classés...) doivent être administrés par des établissements ou des groupements d'intérêt public, des syndicats mixtes, des collectivités territoriales ou leurs groupements ainsi que des associations ou fondations lorsque la protection du patrimoine naturel constitue leur objet statutaire principal.

Cependant, comme l'explique Frédéric Melki (Président de commission biodiversité-environnement de Syntec-Ingénierie et du bureau d'études Biotope) : " Ce principe se comprend historiquement. Mais la règlementation doit évoluer : depuis une vingtaine d'années émergent des acteurs privés spécialisés très compétents dans ce domaine, comme les bureaux d'études et les entreprises de génie écologique. Nous sommes des professionnels, nous avons l'habitude de respecter un cahier des charges. L'Etat pourrait de toute façon créer un argument spécifique. Syndicats de pêcheurs ou de conchyculteurs qui exploitent le milieu marin peuvent gérer des réserves marines, mais pas nos sociétés dont l'écologie est le métier !".

Le débat est lancé et les capacités d'enteprises privées spécialisées pour la gestion des espaces protégés sont à prendre en considération. Ceci étant, il est notable, comme le souligne l'actuel directeur de l'ATEN, Xavier Gayte : " la gestion de ces espaces demande une vision à moyen et long termes. Il faut donc des acteurs capables de s'engager pour 10, 15 ou 30 ans... L'Etat dispose-t-il à ce jour des moyens nécessaire pour créer un nouvel agrément et procéder à des contrôles ? ".

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Crédits - A. Buissou, MEEM