Cahiers de la Fondation

Contribuer à la connaissance naturaliste

Dans le cadre de sa mission de promotion et de partage des connaissances, la fondation d’entreprise Biotope pour la biodiversité a lancé les Cahiers de la fondation.

Revue électronique naturaliste et scientifique libre d’accès (ISSN 2495-2540), elle édite des articles qui apportent des éléments d’aide à l’identification naturaliste (clés de détermination), des fiches dédiées à des espèces peu documentées, des rapports d’études ou d’inventaires, etc.

Retrouvez ci-dessous tous nos cahiers, du plus récent au plus ancien :

Cahiers de la fondation

Cliquez sur la couverture pour lire le cahier N°24

Dans le cadre d’un projet de développement des connaissances sur les Mantes du Gabon, les données existantes sont rassemblées (données de collection non publiées, collectes de terrain, révision de la première publication de 1973). La diversité des habitats du Gabon permet de donner une image assez représentative des milieux du bassin du Congo. Ainsi, cette synthèse sur les Mantes, financée en partie par la Fondation Biotope pour la Biodiversité, la bourse Germaine Cousin de la Société entomologique de France, la faculté des Sciences de Rouen et l’autofinancement de l’entreprise de l’auteur, pourra être utilisée comme appui dans les différents pays avoisinant le Gabon.

Moulin N. (2018) Liste commentée et catalogue illustré des Mantodea du Gabon. Les cahiers de la fondation Biotope 24 : 2- 60.
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Trois plongeurs naturalistes ont réalisé une mission de 6 jours sur l’île croate de Krk, dans le nord de l’Adriatique.

L’objectif était d’inventorier la diversité ichtyologique sur le pourtour de cette île et quelques îlets proches, et de comparer les peuplements avec ceux qu’ils connaissent des côtes françaises méditerranéennes.

Menut T., Berenger L, Rufray X. (2017) – Inventaire_ichtyologique_en_Croatie_ile_de_Krk – Les cahiers de la fondation biotope 23 : 1-45
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Cet article rend compte des résultats obtenus au cours d’une session botanique organisée du 28 juin au 8 juillet 2017, au sein du Parc National du Haut-Atlas Oriental (Royaume du Maroc). Cette session avait pour but de contribuer à l’amélioration des connaissances relatives à la flore endémique de cette région et s’inscrivait plus particulièrement dans le cadre du projet IPAMed financé par la Fondation MAVA. La mission a vu le jour grâce à un partenariat entre le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN (UICN Med) et la Fondation Biotope qui a pour l’occasion, mobilisé quatre botanistes sur le terrain. Un scientifique de la Global Diversity Foundation et un étudiant de l’Université de Marrakech ont aussi pris part à cette session de terrain dans un objectif de partage de connaissance.

Bouchet M.-A., Charrier M., Pichillou T., Fekrani Y., Zine H., Babahmad R. A., Dewynter M. & Cambou J. (2018) Aperçu de la flore rare, menacée et endémique du Haut-Atlas oriental, Maroc. Les cahiers de la fondation Biotope 22 : 1-43 + annexes.
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Bien que située à moins de vingt kilomètres du centre de la capitale Libreville, la zone marine comprise entre le Cap Santa Clara et le Cap Esterias n’avait fait l’objet que de travaux scientifiques limités, essentiellement orientés vers les tortues marines, emblématiques des efforts de conservation du milieu marin au Gabon. Aucun véritable inventaire de la faune spécifique aux estrans et aux petits fonds rocheux n’avait été entrepris, et l’évidence d’une mission d’exploration s’imposait, renforcée par la probabilité de découvrir de nouvelles espèces, pour le Gabon, voire peut-être même pour la Science.

Ainsi, l’équipe des 6 prospecteurs, composés de naturalistes plongeurs, dont deux scientifiques de renom, ont eu l’opportunité d’inventorier toutes les espèces de poissons visibles sous l’eau (l’objet de ce rapport), mais aussi un certain nombre d’invertébrés marins dont l’état de connaissance est encore limité pour de nombreux groupes. Pour ces invertébrés, un travail, forcément plus long parce que nécessitant la collaboration de nombreux scientifiques à travers le monde, pourra faire l’objet d’un second document ultérieurement, en plus des publications en revue spécialisée pour la description de plusieurs nouvelles espèces parmi les crustacés décapodes (3 taxons) et les cnidaires (entre 2 et 4 taxons).

La qualité de la collaboration qui existait déjà entre l’Agence Nationale des Parcs Nationaux du Gabon – ANPN et la Fondation Biotope, associée à l’opportunité d’organiser une première expédition dans le cadre du projet Arc d’Emeraude, financé par l’Agence Française de Développement, ont permis le travail relaté par ce document. La richesse des découvertes effectuées illustre l’intérêt de poursuivre les recherches.

L’ANPN, qui dispose aujourd’hui d’un navire scientifique (le Vagabond), d’une directrice de plongée (Laurence Wosniak), d’une équipe technique et de matériel de plongée suffisant pour des palanquées de dix plongeurs, est en mesure d’accueillir des équipes scientifiques sous-marines étrangères et cherche à promouvoir la formation de plongeurs nationaux. Espérons que cet article encouragera d’autres partenariats scientifiques et l’approfondissement des recherches initiées par l’équipe des plongeurs mobilisée par la Fondation Biotope.

Menut T., Bérenger L., Wirtz P., Prat M., Roquefort C., Ducrocq M., & Louisy P. (2018) Exploration naturaliste sous-marine des petits fonds rocheux du Cap Santa Clara au Cap Esterias, Province de l’Estuaire, Gabon : les poissons marins. Les cahiers de la fondation Biotope 21 : 1- 51 + Annexes.
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Le rocher de la Caravelle est un îlot isolé de Martinique, dépourvu de végétation, d’une superficie de 3 200 m2 et dont le sommet culmine à 29 m. L’île, battue par les vagues, est située à 3 km au large des côtes de la presqu’île de la Caravelle. L’observation aux jumelles de ce rocher entièrement couvert de guano et survolé en permanence par des frégates intrigue de longue date les ornithologues. En juin 2018, pendant la période de reproduction des frégates, la fondation Biotope a proposé à la DEAL Martinique d’organiser une courte mission visant à dresser un inventaire de l’avifaune fréquentant le rocher et à déterminer le statut de l’île pour les oiseaux marins.

Nous avons organisé une excursion qui nous a permis de noter la présence de cinq espèces d’oiseaux marins : la Frégate superbe, le Fou brun, le Noddi brun, la Sterne bridée et la Sterne fuligineuse. Les frégates et les fous, nombreux, ne nichent pas sur le rocher, mais s’en servent de reposoir diurne et probablement de dortoir. La Sterne fuligineuse fréquente le site de façon marginale et peut s’y poser. Le statut du Noddi brun demeure douteux : plusieurs individus, dont des immatures, séjournent sur le rocher sans que l’on puisse déterminer si l’espèce s’y reproduit. Enfin, l’observation de la nidification de la Sterne bridée, une espèce menacée régionalement, constitue une belle découverte.

L’estimation du nombre de couples suggère que la colonie de Sternes bridées du rocher de la Caravelle représente plus de 10 % de la population nicheuse martiniquaise. Le rocher de la Caravelle est indéniablement un site d’intérêt majeur pour les oiseaux marins : il offre un refuge éloigné (reposoir diurne et dortoir) pour les frégates et les fous et un site de nidification, naturellement protégé par son isolement, à la Sterne bridée.

Dewynter M. & Tzélépoglou T. (2018) Le rocher de la Caravelle en Martinique : un important reposoir pour les oiseaux
marins et un site de nidification de la Sterne bridée (Onychoprion anaethetus). Les cahiers de la fondation Biotope 20 : 1- 13
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Le Phaéton à bec jaune est un oiseau marin très élégant de la famille des Phaethontidae, dont il est le plus petit représentant. Les Phaétons ont une répartition pantropicale. Il en existe trois espèces, toutes nicheuses dans des territoires français d’Outre-Mer : le Phaéton à brins rouges (Phaethon rubricauda), le Phaéton à bec rouge (Phaethon aethereus) et le Phaéton à bec jaune (Phaethon lepturus) ; ces deux dernières espèces se reproduisent en Martinique. La découverte récente de deux sites de nidification de Phaétons à bec jaune sur les falaises martiniquaises ainsi que l’analyse des observations renseignées dans la base de données participative Faune-Martinique, indiquent que l’espèce est menacée en Martinique.

Cet article, richement illustré, dresse le bilan des connaissances acquises cette dernière décennie sur le « Petit Paille-en-queue ». L’article apporte des éléments nouveaux sur sa répartition et sa nidification en Martinique et souligne l’importance de préserver l’intégrité et la tranquillité des grandes falaises côtières pour la conservation de ce splendide oiseau pélagique.

Tzélépoglou T., Conde B., Lemoine V. & Dewynter M. (2018) Répartition et conservation du Phaéton à bec jaune (Phaethon lepturus catesbyi) en Martinique. Les cahiers de la fondation Biotope 19 : 1- 12.: 1- 50
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Une mission naturaliste pluridisciplinaire a été organisée par la société Biotope, du 07 au 12 octobre 2017, dans le secteur ouest du site Ramsar des Monts Birougou (Province de la Ngounié). L’objectif était de récolter des données naturalistes préliminaires (Amphibiens, Reptiles, Poissons, Oiseaux et Mammifères) afin de compléter les connaissances sur cette région très peu prospectée. La Fondation Biotope pour la biodiversité a pris part à cette mission et s’est associée au Florida Museum of Natural History et à l’Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique (Bruxelles), qui ont également récolté des données dans cette région, pour présenter une liste taxonomique à jour des Amphibiens et des Reptiles connus du site Ramsar des Monts Birougou, ainsi qu’un catalogue illustré des espèces observées en octobre 2017

Dewynter M., Frétey T., Jongsma G. F. M., Bamba-Kaya A. & Pauwels O. S. G. (2018) L’herpétofaune du site Ramsar des Monts Birougou (Gabon) : catalogue illustré des espèces. Les cahiers de la fondation Biotope 18 : 1- 50
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Une mission d’exploration naturaliste pluridisciplinaire a été organisée par la Fondation Biotope du 26 février au 07 mars 2017 dans le massif du Koumouna- Bouali, au sud-ouest de la ville de Fougamou (Gabon, Province de la Ngounié). L’objectif était d’évaluer l’accessibilité du site et de récolter des données naturalistes préliminaires (principalement amphibiens, reptiles et poissons) en vue d’apprécier la faisabilité et l’intérêt d’organiser une campagne de missions scientifiques dédiée à l’étude de la biodiversité du massif montagneux. Nous présentons dans ce rapport les premières données sur les poissons. Nous y avons associé quelques observations faites précédemment par l’un d’entre nous (L. Chirio) dans une région voisine du massif. La découverte de plusieurs espèces nouvelles, dont certaines sont probablement endémiques de la région, laisse présager que le Koumouna-Bouali représente probablement un centre important d’endémisme en particulier pour les Cyprinodontoformes.

Chirio L., Melki F., Dewynter M. & Cordier J. (2018). Premières données ichtyologiques (poissons) sur le massif du Koumou – na-Bouali (Gabon). Les cahiers de la fondation Biotope 17 : 1-24.

 

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L’équipe naturaliste pluridisciplinaire du MACHAR a souhaité mettre en place une mission d’inventaire dans le Parc Naturel de Makira, où une bonne partie de la biodiversité reste encore à découvrir. La mission a été soutenue par la fondation Biotope pour la biodiversité, l’université d’Antananarivo et le gestionnaire du site, Wildlife Conservation Society (WCS). Une autorisation de prospections a été obtenue auprès de la Direction Générale des Forêts du Ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts de Madagascar. Du 16 au 30 janvier 2017, une partie du massif forestier du Parc Naturel de Makira, au nord-est de la ville de Maroantsetra (Province de Tamatave) a donc été explorée. Le principal objectif de cette mission était d’évaluer l’accessibilité du site et de récolter des données naturalistes concernant notamment le groupe des chiroptères et la flore (Orchidacées épiphytes). D’autres espèces ont été relevées au gré des prospections (oiseaux, amphibiens, reptiles, mammifères) en faisant appel notamment à des techniques d’accès sur corde pour accéder à la canopée. Ce premier inventaire pourra permettre d’organiser une future campagne de missions scientifiques dédiée à l’étude de la biodiversité sur ce secteur du massif forestier. Une dimension acoustique a également été abordée par l’enregistrement des émissions ultrasonores des chiroptères capturés puis relâchés ainsi que les chants de certains oiseaux. Les données collectées pourront ainsi enrichir des sonothèques libres. Ce rapport présente principalement les données récoltées sur les Chiroptères (Chauves-souris).

Giraudet P., Lemarchand C. & Bidat M. (2018). Contribution à la connaissance des chiroptères du Parc Naturel de Makira (Madagascar). Les cahiers de la fondation Biotope 16 : 1- 25.
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Seule aire protégée de la Province de Zambézia, la Réserve Nationale de Gilé au Mozambique abrite l’une des dernières zones sauvages qui subsistent à ce jour dans la Province ainsi que plusieurs espèces menacées d’extinction. Elle constitue l’une des quatre aires protégées situées dans l’écorégion Eastern Miombo Woodland. Ce type de paysage appelé “forêt de Miombo” couvre une grande partie du centre-sud de l’Afrique allant de l’Angola au Mozambique et de la Tanzanie au Zimbabwe. Très peu connue du grand public, c’est pourtant l’une des plus grandes forêts sèches intactes du monde. Afin d’approfondir les connaissances en matière de biodiversité dans la Réserve de Nationale de Gilé, un inventaire préliminaire des orchidées et des oiseaux a été réalisé en janvier 2011 par une équipe de la Réserve assistée de quatre biologistes de la société Biotope dans le cadre d’une convention de partenariat bénévole avec la Fondation IGF2 qui co-gère la Réserve et sa périphérie avec le Ministère du Tourisme mozambicain (MITUR) dans le cadre d’un projet de réhabilitation financé à la fois sur fonds propres et avec l’appui du Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM).

Melki F. (2018) Catalogue des orchidées de la réserve de Gilé (Mozambique). Les cahiers de la fondation Biotope 15 :1–38.
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Cet article rend compte des résultats obtenus au cours d’une session botanique organisée du 02 au 09 avril 2016. Elle a été organisée par cinq naturalistes dont deux botanistes du Conservatoire Botanique national, deux botanistes amateurs de Nantes et un naturaliste du bureau d’étude Biotope. Cette session avait pour but de découvrir la flore et la végétation de l’île mais aussi les différents niveaux d’endémisme que l’on peut distinguer. Sur les 1569 taxons connus sur l’île, 285 ont été recensés lors de cette session, soit environ 18 % de la flore connue. Les espèces ont été déterminées notamment à l’aide de Flora Europaea (Tutin1964-80) et Carlström (1987) même s’il est vrai que le Dodécanèse constitue la seule partie d’Europe qui ne soit pas couverte par Flora Europaea. La nomenclature des taxons suit celle du Pan European Species directories Infrastructure (PESI, https://www.eunomen. eu/portal/index.php).

Bouchet M. A. (2017) La flore de l’île de Rhodes : une influence anatolienne très marquée. Les cahiers de la fondation Biotope 14 :1-28.
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Habenaria paxamorque, a new graminiform-leaved species, is described from coastal savannas of French Guiana. Herbarium specimens also attest its presence in Northern Brazil (Marajó island, Pará) and Southern Suriname (Sipaliwini). It differs from other similar species most prominently by its reduced anterior petal lobes, short spur, and subequal lip lobes, the lateral ones diverging at ca. 45°. Molecular phylogenetic analyses confirm that it is not related to any known morphologically similar species. In French Guiana its status is assessed as Critically Endangered (CR) on the basis of the IUCN evaluation methodology.

Léotard G., Galliffet H., Tostain O., Dewynter M. & Batista J. A. N. (2017) Habenaria paxamorque (Orchidaceae), a new endangered graminiform species from French Guiana, Suriname and Northern Brazil. Les cahiers de la fondation Biotope 13: 1–16.
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La Guyane héberge 121 espèces d’Amphibiens Anoures dont le tiers appartient à la famille des Hylidae (41 espèces). Les Hylidae présents en Guyane se répartissent en 5 sous-familles : Pseudinae (1 espèce), Dendropsophinae (9 espèces), Lophyohylinae (9 espèces), Scinaxinae (10 espèces) et Cophomantinae (12 espèces) (Duellman et al. 2016). La sous-famille des Scinaxinae regroupe 4 genres néotropicaux dont deux, Scinax et Sphaenorhynchus, sont présents en Guyane. Le genre Scinax rassemble 9 espèces de rainettes, dont une est considérée menacée à l’échelle régionale (Scinax jolyi ; NT) tandis que le genre Sphaenorhynchus n’est représenté que par S. lacteus, une espèce également menacée (EN) à l’échelle régionale. La distinction entre certaines espèces du genre Scinax est délicate : nous présentons donc une clé illustrée reprenant les critères morphologiques et de coloration permettant l’identification de ces espèces en Guyane. L’objectif de cet article est d’offrir à la communauté naturaliste et aux gestionnaires de la biodiversité un outil permettant de réduire les erreurs d’identification et de soutenir les initiatives de suivi des populations des Amphibiens menacés ou peu connus.

Dewynter M., Marty C., Courtois A. E., Blanc M. & Fouquet A. (2017) L’identification des rainettes des genres Scinax et Sphaenorhynchus (Hylidae : Scinaxinae) en Guyane. Les cahiers de la fondation Biotope 12 : 1–16.
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Une mission naturaliste pluridisciplinaire a été organisée par la Fondation Biotope pour la biodiversité du 26 février au 07 mars 2017 dans le massif du Koumouna-Bouali, au sud-ouest de la ville de Fougamou (Gabon, Province de la Ngounié). L’objectif était d’évaluer l’accessibilité du site et de récolter des données naturalistes préliminaires (Amphibiens, Reptiles, Poissons, Oiseaux, Mammifères) en vue d’organiser une campagne de missions scientifiques dédiée à l’étude de la biodiversité du massif montagneux. Nous présentons dans ce rapport les premières données sur les Amphibiens et les Reptiles. La découverte d’une nouvelle espèce, tout à fait remarquable, d’un crapaud bariolé du genre Werneria, probablement endémique du massif, confirme que le Koumouna-Bouali représente un centre d’endémisme dont l’importance reste à présent à évaluer.

Dewynter M., Chirio L. , Melki F., Cordier J. & Frétey T. (2017) Premières données herpétologiques (Amphibiens et Reptiles) sur le mont Koumouna-Bouali (Gabon). Les cahiers de la fondation Biotope 11 :1- 42.
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Cette courte mission a été organisée du 10 au 14 juin 2014. L’objectif principal était de rechercher les stations de différentes orchidées qui ont fait l’objet de publications en 2002, 2004 et 2009 (Kohlmüller et al. 2002 ; Kohlmüller et al . 2002 ; Kohlmüller et al . 2004 ; Birks 2009) afin d’évaluer leur état de conservation. En effet, certaines de ces publications font état d’une raréfaction significative des orchidées sur plusieurs sites. La Chine est extrêmement riche en orchidées avec 1500 espèces dont près de 500 sont endémiques. En revanche, compte-tenu de la régression forte de leurs milieux et d’une évidente pression de récolte, l’état de conservation de nombreuses espèces apparaît comme problématique. Ce travail est une première étape dans un programme de la Fondation Biotope en faveur de la conservation des orchidées chinoises.

Melki, F. & Rufray X. (2017) Note sur la conservation des orchidées des régions de Lijiang et de Shangri-La, nord-ouest du Yunnan (Chine). Les cahiers de la fondation Biotope 10 :1–23
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La Guyane héberge 121 espèces d’Amphibiens Anoures dont le tiers appartient à la famille des Hylidae (41 espèces). Les Hylidae présents en Guyane se répartissent en 5 sous-familles : Pseudinae (1 espèce), Dendropsophinae (9 espèces), Lophyohylinae (9 espèces), Scinaxinae (10 espèces) et Cophomantinae (12 espèces) (Duellman et al. 2016). La sous-famille des Cophomantinae regroupe 6 genres néotropicaux dont un seul, Hypsiboas, est présent en Guyane. Ce genre rassemble 12 espèces de rainettes dont une est considérée menacée à l’échelle régionale : Hypsiboas raniceps. La distinction entre certaines espèces du genre est délicate : nous présentons donc une clé illustrée reprenant les critères morphologiques et de coloration permettant l’identification de ces espèces en Guyane. L’objectif de cet article est d’offrir à la communauté naturaliste et aux gestionnaires de la biodiversité un outil permettant de réduire les erreurs d’identification et de soutenir les initiatives de suivi des populations des Amphibiens menacés ou peu connus.

Dewynter M., Marty C., Courtois E., Blanc M. & Fouquet A. (2017) L’identification des rainettes du genre Hypsiboas (Hylidae : Cophomantinae) en Guyane. Les cahiers de la fondation Biotope 9 : 1–20.

 

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Cet article restitue les résultats obtenus au cours d’une session botanique organisée du 04 au 11 avril 2015, essentiellement la moitié Est de l’île de Crète, un carrefour entre trois continents comme l’ont décrit Rikli & Ruebel (1923). Elle a été organisée par cinq naturalistes dont deux botanistes du Conservatoire Botanique national, deux botanistes amateurs de Nantes et un naturaliste du bureau d’étude Biotope. Cette session avait pour but de découvrir la flore et la végétation égéenne, en particulier les espèces endémiques de l’île mais aussi la vicariance entre l’Ouest et l’Est du Bassin Méditerranéen. Les espèces ont été déterminées notamment à l’aide de Flora Europaea (Tutin 1964-80) et “Flowers of Crete” (Fielding & Turland 2005).

Bouchet M. A. (2016). Aperçu de la flore crétoise au mois d’avril. Les cahiers de la fondation 8 :1-18.
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La Guyane héberge 121 espèces d’Amphibiens Anoures dont le tiers appartient à la famille des Hylidae (41 espèces). Les Hylidae guyanais se répartissent en 5 sous-familles : Pseudinae (1 espèce), Dendropsophinae (9 espèces), Lophyohylinae (9 espèces), Scinaxinae (10 espèces) et Cophomantinae (12 espèces) (Duellman et al. 2016). La sous-famille des Lophyohylinae regroupe 12 genres néotropicaux (Frost 2016) dont deux, Osteocephalus et Trachycephalus, se trouvent en Guyane. Aucune des 9 espèces guyanaises de Lophyohylinae n’est considérée menacée à l’échelle régionale. Nous présentons ici une clé illustrée reprenant l’essentiel des critères morphologiques permettant l’identification de ces espèces. La distinction entre certaines espèces de ces genres est délicate et il est souvent nécessaire de croiser plusieurs critères pour aboutir à une identification robuste. L’objectif de cet article est d’offrir à la communauté naturaliste et aux gestionnaires un outil permettant de réduire les erreurs d’identification afin de soutenir les initiatives de suivi des populations des Amphibiens et l’essor de la science participative.

Dewynter M., Marty C., Courtois E. A., Blanc M., Gaucher P., Martinez Q. & Fouquet A. (2016) L’identification des rainettes des genres Osteocephalus et Trachycephalus (Hylidae : Lophyohylinae) en Guyane. Les cahiers de la fondation Biotope 7 : 1–16.
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La Guyane héberge 123 espèces d’Amphibiens Anoures (source https://www.faune-guyane.fr) dont le tiers appartient à la famille des Hylidae (41 espèces). Les Hylidae guyanaises se répartissent en 5 sous-familles : Pseudinae (1 espèce), Dendropsophinae (9 espèces), Lophyohylinae (9 espèces), Scinaxinae (10 espèces) et Cophomantinae (12 espèces) (Duellman et al. 2016). La Famille des Dendropsophinae regroupe deux genres néotropicaux dont un seul, Dendropsophus, se trouve en Guyane. Ce genre rassemble 9 espèces de petites rainettes arboricoles dont certaines sont considérées menacées à l’échelle régionale. Deux espèces, Dendropsophus minusculus et D. leali, demeurent peu connues et sont classées dans la catégorie DD de l’UICN (données insuffisantes) et deux espèces côtières, Dendropsophus gaucheri et D. walfordi, sont respectivement considérées EN (en danger) et NT (quasi-menacée). La distinction entre certaines espèces du genre est parfois délicate et il est alors nécessaire de croiser plusieurs critères pour aboutir à une identification fiable. Nous présentons ici une clé illustrée reprenant l’essentiel des critères morphologiques et de coloration permettant l’identification des espèces de ce genre en Guyane française. L’objectif de cet article est d’offrir un outil permettant de réduire les erreurs d’identification et de soutenir les initiatives de suivi des populations des Amphibiens menacés ou peu connus.

Dewynter M., Marty C., Courtois E., Blanc M. & Fouquet A. (2016) L’identification des rainettes du genre Dendropsophus (Hylidae : Dendropsophinae) en Guyane. Les cahiers de la fondation Biotope 6 : 1–15.
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Suite à trois séjours naturalistes à Rodrigues en 2009, 2011 et 2012, l’association RACINE (TF) a entrepris une synthèse bibliographique afin d’établir une liste actualisée de l’herpétofaune de l’île de Rodrigues. Avec les espèces introduites plus ou moins récemment et les espèces éteintes, la liste des Reptiles de Rodrigues atteint 25 espèces. En 2016, 13 espèces terrestres, toutes introduites (hormis peut-être Lepidodactylus lugubris dont l’origine géographique n’est pas fermement établie et qui pourrait être indigène), peuvent être observées à Rodrigues. Trois tortues marines et un serpent marin complètent l’inventaire de l’île. Jusqu’à présent aucune espèce d’Amphibien n’a été signalée à Rodrigues. À l’issue du premier voyage, TF avait initié une clé préliminaire de détermination des Reptiles de Rodrigues. En l’absence d’une iconographie exhaustive, cette clé était restée inachevée. En 2016, la Fondation Biotope pour la biodiversité (MD) a proposé d’illustrer et de mettre en forme cette clé afin de permettre aux Rodriguais et aux touristes de passage de se familiariser un peu plus avec la faune de l’île. D’une façon générale, les outils de reconnaissance de la faune et de la flore font défaut dans l’océan Indien et nous espérons contribuer à la conservation des herpétofaunes de chaque île en proposant une série de clés de détermination illustrées d’accès libre.

Frétey T. & Dewynter M. (2016). Les Reptiles de Rodrigues : clé d’identification illustrée. Les cahiers de la fondation Biotope 5 : 1–23.
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Début octobre 2015, l’association Guyane Wild Fish a réalisé un inventaire participatif sur la rivière Noussiri, un affluent du fleuve Oyapock, frontière entre la Guyane française et le Brésil. 70 espèces de poissons ont été inventoriées, dont 56 espèces prises en photo en aquarium ou sous l’eau. Une espèce est potentiellement nouvelle pour la Science : Parotocinclus sp. Les observations sub-aquatiques ont permis la collection et la mise à jour de nouvelles données sur l’écologie ou la distribution des espèces.

Quartarollo G. & Baglan A. (2016). Les poissons de la Noussiri : inventaire de l’ichtyofaune d’un affluent de l’Oyapock (Guyane française). Les cahiers de la fondation 4 :1–21.
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Sur les conseils de l’ichtyologue Peter Wirtz rencontré une année plus tôt à Madère par les deux auteurs, six personnes maitrisant la plongée décident de réaliser en octobre 2015, pendant 13 jours, une mission d’inventaire des poissons côtiers sur l’île de Santiago (Archipel du Cap-Vert). Ils sont rejoints par deux scientifiques ichtyologues, le Dr Peter Wirtz et Patrick Louisy, et ce groupe (ainsi que ponctuellement quelques conjoints ou enfants avisés) notent et photographient à chaque plongée ou prospection en snorkelling toutes les observations possibles de poissons. Les résultats et le détail méthodologique de cette mission sont relatés ci-dessous.

Menut T. & Bérenger L. (2016). Inventaire ichtyologique au Cap-Vert (île de Santiago). Les cahiers de la fondation 3 :1- 42.
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La Guyane accueille quatre espèces d’Alligatoridae : le Caïman noir, le Caïman à lunettes, le Caïman rouge et le Caïman gris. Ils se répartissent en trois genres : Melanosuchus (Caïman noir), Caiman (Caïman à lunettes) et Paleosuchus (Caïman rouge et Caïman gris).

Le lancement du site Faune-Guyane (https://www.faune-guyane.fr), un outil collaboratif de saisie des observations naturalistes, soutenu par un comité de validation des données, a mis en exergue une grande confusion dans l’identification des caïmans. Ces fréquentes erreurs d’attribution taxonomique peuvent fausser les suivis faunistiques, compliquent l’analyse des tendances et nécessitent pratiquement une validation au cas par cas.

Or, la distinction des quatre espèces guyanaises peut s’appuyer sur un nombre restreint de critères très discriminants. Dans cette clé des caïmans de Guyane, nous illustrons plusieurs traits permettant une identification fiable : ces critères sont souvent directement visibles à distance et ne nécessitent pas la manipulation des caïmans. Une approche lente, à la lampe frontale, et une observation attentive, permettront souvent d’identifier un caïman uniquement grâce aux critères visibles sur la tête. L’objectif de cet article est donc d’offrir à la communauté naturaliste et aux gestionnaires un outil permettant de réduire les erreurs d’identification afin de soutenir les initiatives de suivi des populations de caïmans. Les caïmans demeurent des gibiers de choix en Guyane et leurs populations font face à la dégradation des habitats aquatiques.

Dewynter M., Marty C., Blanc M. (2016). L’identification des caïmans de Guyane ( Caiman , Melanosuchus & Paleosuchus ). Les cahiers de la fondation Biotope 2 : 1–10
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La Guyane héberge 96 espèces de serpents réparties en neuf familles. La famille dominante, les Dipsadidae, rassemble 46 espèces parmi lesquelles quatre espèces se distinguent par une livrée remarquable convergente : en Guyane, les genres Pseudoboa , Drepanoides et Clelia présentent, à l’état juvenile (et parfois adulte) un corps de coloration rouge vif et une tête noire coiffée d’un croissant blanc. Cette livrée commune induit de fréquentes erreurs de détermination, compliquant l’analyse des tendances et l’évaluation du statut de conservation.

L’analyse des données historiques et récentes de serpents en Guyane, réalisée dans le cadre de l’évaluation du statut de conservation (liste rouge) des Reptiles de Guyane, a révélé des tendances surprenantes dans les abondances relatives de ces serpents. Les observations de Clelia clelia ont ainsi significativement chuté ces deux dernières décennies, tandis que Drepanoides anomalus, une espèce très rarement documentée avant 1990 a été observée au moins 20 fois depuis le début des années 1990. L’apprentissage naturaliste de l’identification des espèces est probablement en partie responsable de ces tendances : il est possible que les individus déterminés comme des juvéniles de Clelia clelia avant les années 1990 soient à présent correctement identifiés comme des Drepanoides anomalus. Cependant, la confusion est encore grande et il est important de lever toute ambiguïté dans l’identification de ces serpents.

Nous proposons donc une clé d’identification illustrée des quatre espèces concernées ( Pseudoboa coronata, P. neuwiedii, Clelia clelia et Drepanoides anomalus ), basée sur plusieurs critères directement accessibles par l’observateur et souvent visibles sur des clichés.

Dewynter, M. (2016) L’identification des serpents du groupe Pseudoboa – Drepanoides – Clelia. Les cahiers de la fondation Biotope 1:1–8.